En septembre, l’été s’efface doucement au Japon, laissant place à un automne plus frais et lumineux. C’est à cette période qu’a lieu Tsukimi, la fête de la lune, célébrée depuis des siècles lors de la 15e nuit du 8e mois lunaire, en 2025, elle aura lieu le 6 octobre ! Tsukimi n’est pas une fête tapageuse mais un moment empreint de sérénité, marqué par des décorations, des mets saisonniers et une invitation à l’observation poétique de la lune. On vous raconte tout sur cette coutume qui continue d’inspirer la culture japonaise !
Tsukimi, la contemplation de la lune

Le Tsukimi ou O-Tsukimi en termes honorifiques, est une tradition japonaise qui célèbre la beauté de la lune. Aussi appelé Jû-go-ya (le quinzième jour du huitième mois lunaire) ou Chūshū no Meigetsu (La belle lune de la mi-automne), ce moment correspond à la pleine lune la plus brillante de l’année, symbole de plénitude et d’harmonie.
Cette tradition a été importée de Chine pendant la dynastie Tang et introduite au Japon à l’époque Heian (794-1185), une période où l’aristocratie aimait organiser des banquets poétiques sous la lune. Les nobles écrivaient des poèmes, composaient de la musique, et la contemplation de la lune devenait un art en soi, un moment de méditation sur la nature et le passage du temps.
Avec le temps, notamment à l’époque Edo (1603-1868), cette coutume s’est démocratisée. Les villages et les villes ont commencé à organiser des fêtes populaires, où la population se réunissait pour admirer la lune et célébrer les récoltes. La tradition s’est alors enrichie de pratiques liées à l’agriculture et à la gratitude envers la nature, donnant naissance aux offrandes alimentaires et décoratives, qui sont aujourd’hui emblématiques du festival.
La légende du lapin sur la lune
Difficile de parler du Tsukimi sans évoquer le fameux lapin de la lune. Selon une légende bouddhique bien connue au Japon, un vieillard affamé demanda un jour de l’aide aux animaux de la forêt. Le singe apporta des fruits, le renard du poisson, mais le lapin, incapable de trouver quoi que ce soit, décida de se sacrifier en se jetant dans le feu. Ému par ce geste, le vieillard (en réalité une divinité déguisée) récompensa l’animal en l’envoyant vivre pour toujours sur la lune.
Depuis, on aime dire que les cratères lunaires dessinent la silhouette d’un lapin en train de piler du riz pour préparer des mochi. Ces petites douceurs de riz gluant, symboles de prospérité et d’abondance, sont d’ailleurs au cœur de la fête : sous le nom de Tsukimi dango, on les dispose en pyramide ou on les partage en famille tout en admirant la lune.
Cette légende est si populaire qu’elle dépasse aujourd’hui le cadre du conte traditionnel. Chaque automne, elle revient en force dans la culture populaire japonaise : goodies à l’effigie du lapin, éditions limitées de snacks et rayons de supermarchés remplis de mochi de saison. Comme souvent dans les matsuri japonais, la contemplation et la spiritualité s’accompagnent d’un plaisir bien concret : manger. Et pendant le Tsukimi, c’est le lapin lunaire qui en est devenu l’ambassadeur gourmand.
Que faire pendant le Tsukimi ?
Le Tsukimi se célèbre traditionnellement en famille ou entre amis, dans une ambiance à la fois conviviale et gourmande. La coutume veut que l’on décore l’endroit de la maison d’où l’on peut observer la lune avec des branches de Susuki (pampa). Au pied des plantes, on dispose traditionnellement les 15 Tsukimi dango en pyramide : ces petites boulettes de riz gluant sont d’abord offertes à la lune, puis dégustées en famille le lendemain.
Côté gourmandise, le Tsukimi ne se limite pas aux dango. On prépare également des Tsukimi udon ou soba, des patates douces, du taro ou encore des edamame. Même les burgers peuvent se mettre à l’heure de la lune avec un Tsukimi burger, où un œuf au plat évoque l’astre lumineux.
Pour ceux qui souhaitent vivre la fête à l’extérieur, certains temples et sanctuaires ouvrent leurs portes pour des soirées sous la lune. On peut y admirer les lieux éclairés par l’astre, écouter des concerts de musique traditionnelle et acheter des mochi ou dango sur des stands installés à l’entrée. Malgré ces événements publics, le Tsukimi reste avant tout une fête intime. La plupart des Japonais préfèrent profiter de la soirée chez eux, observer la lune depuis le balcon, savourer les mets d’automne et partager quelques douceurs tout en célébrant l’abondance de la récolte.
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Conclusion
Le Tsukimi célèbre la beauté de la lune et la générosité de la nature en automne. En partageant des douceurs et en admirant l’astre lumineux, chacun peut profiter d’un moment de sérénité et de gratitude, le temps d’une soirée sous la lune.

