Le goût du Japon dans votre cuisine au quotidien

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30 janvier 2026Si vous êtes amateur du Japon, le furikake vous est sûrement familier. Ce condiment emblématique, que l’on saupoudre sur le riz, est un incontournable du quotidien japonais. À base de sésame, d’algues ou encore de poisson séché, il apporte en un geste saveur et gourmandise aux plats les plus simples. Mais savez-vous vraiment tout du furikake ? On vous en dévoile les secrets dans cet article ! L’origine du furikake Le mot furikake vient du verbe japonais « furikakeru », qui signifie littéralement « saupoudrer ».  Si le furikake tel qu’on le connaît aujourd’hui est une invention relativement récente, l’habitude d’accompagner le riz d’ingrédients secs remonte à plusieurs siècles. Dès l’ère Kamakura (XIIᵉ siècle), des textes culinaires mentionnent l’usage de poissons finement découpés et salés, tels que la dorade, le saumon ou le requin, ainsi que des préparations proches des copeaux de bonite katsuobushi, utilisés pour relever le riz.  Sa forme contemporaine apparaît au début du XXᵉ siècle, dans un Japon en pleine transformation et confronté à des carences nutritionnelles. Le riz blanc, base de l’alimentation, est rassasiant mais pauvre en certains nutriments, notamment en calcium. C’est dans ce contexte qu’un pharmacien de la préfecture de Kumamoto, Yoshimaru Suekichi, imagine un mélange simple mais efficace : des arêtes de poisson séchées et finement broyées, associées à des algues et des graines de sésame. L’objectif est clair : enrichir les repas du quotidien sans bouleverser les habitudes alimentaires, tout en offrant un goût agréable. Ce condiment, facile à conserver et à utiliser, permet de répondre aux besoins nutritionnels des populations, notamment pendant la Première Guerre mondiale. Du produit nutritionnel au condiment du quotidien Rapidement, le furikake s’impose dans les foyers japonais et sa production se standardise et s’industrialise dès l’entre-deux-guerres, puis surtout après la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs entreprises développent des versions différentes pour le marché, et le condiment quitte progressivement le seul registre fonctionnel pour devenir un produit de goût.  Les recettes se diversifient : certaines restent simples et classiques, d’autres ajoutent des ingrédients régionaux ou des saveurs nouvelles, jouant sur les textures et les équilibres sucrés-salés. Chaque famille et chaque région développe ses préférences. Longtemps considéré comme un produit du quotidien sans prestige, le furikake reste discret mais omniprésent dans les cuisines japonaises, témoin de l’évolution des goûts et des pratiques alimentaires. Depuis quelques années, il connaît un regain d’intérêt, porté par le désir de produits pratiques et savoureux, ainsi que par l’attention croissante des étrangers pour la cuisine japonaise. Facile à transporter et à utiliser, le furikake devient un symbole du quotidien japonais, loin des clichés de la haute gastronomie. Le furikake chez Umami Aujourd’hui, il existe des dizaines de variantes : certaines privilégient la simplicité et la discrétion, d’autres ajoutent des agrumes ou des épices. Cette diversité reflète la capacité du furikake à s’adapter aux goûts, tout en conservant son identité : un condiment pratique, savoureux et profondément ancré dans les habitudes alimentaires japonaises. Chez Umami, nous vous proposons une belle sélection de furikake, des plus classiques aux plus originaux ! Furikake de chez Nihon Kaisui Furikake nori “Nihon Kaisui” 50 g Ce furikake associe des graines de sésame torréfiées à des algues nori. Sa saveur est douce, légèrement iodée et toastée.          Furikake wasabi “Nihon Kaisui” 50 g  Notre best seller ! Ce furikake combine l’algue nori et le sésame torréfié à du wasabi. Il présente un piquant net et équilibré, accompagné de notes iodées.        Furikake au Yuzu kosho (pâte pimentée au yuzu) « Nihon Kaisui » 50 g Ce furikake est parfumé au yuzu kosho, une pâte de piment vert au yuzu. Il offre une saveur fraîche, légèrement acidulée, avec une chaleur modérée. Il peut être utilisé sur le riz, les pâtes, ainsi que sur les viandes ou les poissons.     Furikake aux cinq légumes « Nihon Kaisui » 50 g Ce mélange associe cinq légumes et du sésame. Sa saveur est douce et équilibrée, avec une texture apportée par les légumes séchés. Il accompagne le riz et s’intègre facilement dans des soupes ou avec poissons et viandes.     Furikake à la bonite Katsuo « Nihon Kaisui » 45 g Ce furikake est composé de flocons de bonite séchée, apportant une saveur riche en umami. Il renforce naturellement le goût des plats.       Furikake Noritama (algue nori & oeuf) « Nihon Kaisui » 60 g Original pour les européens mais incontournable pour les Japonais, ce furikake associe de l’œuf, du sésame et de l’algue nori. Sa saveur est douce, ronde et salée, avec une légère note umami.      Furikake Ail & huile pimentée Ra-yu « Nihon Kaisui » 45 g Ce furikake associe de l’ail à de l’huile pimentée Ra-yu. Il présente une saveur marquée, avec un léger piquant. Il s’utilise pour relever le riz, les ramen, les pizzas, les soupes ou d’autres plats chauds.     Furikake Curry japonais « Nihon Kaisui » 45 g Inspiré du fameux curry japonais, ce furikake est doux et légèrement épicé, typique de ce plat familial. Il peut être utilisé sur le riz, les toasts ou dans des préparations plus créatives.     Les furikake de chez Wadaman Furikake shiso et sésame bio 30 g   Ce furikake associe du shiso rouge de Wakayama et du sésame. Il développe une saveur végétale fraîche, légèrement acidulée.         Furikake sansho et sésame 30 g Les baies de sansho offrent une fraîcheur acidulée et légèrement citronnée et poivrée, signature de cette recette.       Furikake yuzu et sésame bio 25 g Le yuzu japonais révèle des notes fraîches et zestées, pour un profil aromatique vif et élégant pour accompagner des salades ou du poisson.       Furikake ume et sésame bio 30 g La prune ume japonaise apporte une touche fruitée et acidulée, parfaitement équilibrée avec le sésame.     Notre furikake de chez Tanaka Foods Furikake au shiso rouge « Tanaka » 22 g  Ce furikake se distingue par une composition mettant à l’honneur le shiso rouge. Plante aromatique emblématique du Japon, le shiso rouge apporte une saveur fraîche, légèrement acidulée et une couleur pourpre naturelle. Utilisé en topping, il apporte une touche aromatique originale et un visuel fort aux plats, du riz aux salades, légumes ou poissons.      Nos recettes aux furikake On ne vous apprendra rien, le furikake se saupoudre conventionnellement sur du riz. Mais, les utilisations sont en réalité plus nombreuses qu’il n’y paraît ! Nous vous proposons deux recettes simples et originales, idéales pour découvrir le furikake autrement. Sucettes de fromage frais aux furikake Ces sucettes de fromage frais, roulées dans différents furikake, sont faciles à préparer et parfaites pour l’apéritif. Elles permettent de varier les saveurs et de mettre en valeur les profils aromatiques de chaque furikake, tout en restant ludiques et conviviales.       Tacos façon sushi Ces tacos façon sushi, en version végétarienne ou non, associent l’esprit de la street food à des saveurs japonaises. Frais et gourmands, ils se dégustent aussi bien à l’apéritif qu’en entrée et offrent une autre manière d’utiliser les furikake.       Conclusion  Condiment du quotidien au Japon, le furikake séduit par sa simplicité, sa diversité et sa grande facilité d’utilisation. Qu’il soit classique ou plus original, il permet d’apporter en un geste saveur et caractère aux plats les plus simples. Une invitation à explorer la cuisine japonaise à travers ses usages les plus authentiques. [...]
30 janvier 2026Au Japon, certains ingrédients racontent à eux seuls un paysage, un climat, ou une culture : le yuzu en fait partie. Agrume emblématique de la cuisine japonaise, il révèle toute sa personnalité lorsqu’il est cultivé dans des conditions exigeantes, au plus près de la nature. C’est précisément dans cet esprit que travaille Kagura no Sato, producteur engagé installé dans le village de Shiromi, niché au cœur des montagnes de la préfecture de Miyazaki, sur l’île de Kyûshû. Aux origines de Kagura no Sato  L’histoire commence en 1973, lorsque le père de l’actuel dirigeant, Osuteru Hamasuna, fonde une coopérative de producteurs de yuzu avec un objectif clair : créer une véritable spécialité régionale autour de cet agrume encore peu valorisé à l’époque. Les premières recherches sur la transformation du yuzu débutent en 1977, avant la création officielle de Kagura no Sato en 1978. Très vite, l’entreprise adopte une approche intégrée : cultiver, transformer et vendre ses propres produits, afin de maîtriser chaque étape et garantir une qualité constante. Le nom Kagura no Sato fait référence au kagura, des danses sacrées shinto exécutées depuis des siècles pour remercier les divinités de la nature, et au mot “Sato” qui signifie “village”.  À Shiromi, ces rituels sont toujours pratiqués, rappelant le lien profond entre la terre, les hommes et leurs traditions. À travers chaque produit, c’est cet esprit que Kagura no Sato transmet : l’expression sincère d’un terroir japonais, façonné par la montagne, le climat et le respect du vivant. Un terroir d’exception Le village de Shiromi, dans la préfecture de Miyazaki, est un lieu à part. Entouré de montagnes culminant à près de 1 000 mètres d’altitude, le village bénéficie d’un environnement naturel particulièrement propice à la culture du yuzu. Ici, les journées sont tempérées, les nuits fraîches, et un brouillard dense enveloppe régulièrement les vergers. Les habitants y voient un souffle divin ; les agrumes, eux, y trouvent les conditions idéales pour développer leur caractère. Le yuzu a besoin de fortes amplitudes thermiques pour exprimer pleinement ses arômes. À Shiromi, les températures hivernales peuvent descendre jusqu’à -7°C, renforçant la concentration aromatique du fruit. Le résultat : un yuzu plus plat, à la peau intensément parfumée, à l’acidité marquée et à la douceur subtile, bien distinct des yuzu cultivés en plaine. Un savoir-faire maîtrisé de la terre à la transformation  Chez Kagura no Sato, le yuzu est récolté à parfaite maturité, au moment où son équilibre entre acidité, sucre et parfum est optimal. Les fruits sont ensuite transformés dans l’usine de Shiromi, sous des normes d’hygiène strictes, afin de préserver au maximum leurs qualités naturelles. La force de Kagura no Sato réside dans la maîtrise complète de la chaîne de production. Depuis 2018, l’entreprise a fait le choix de l’agriculture biologique certifiée JAS, pour la culture du yuzu et du piment.  Une fois récoltés, les yuzu sont transformés sur place en différents produits : jus de yuzu yuzu kosho (pâte de piment vert au yuzu) ponzu zestes et poudres Cette approche garantit une traçabilité totale et une constance de qualité, recherchées aussi bien par les particuliers que par les chefs ! La philosophie de Kagura no Sato Kagura no Sato suit une philosophie simple et exigeante : respecter la nature, le fruit et le terroir. L’entreprise travaille en suivant le rythme des saisons et les contraintes naturelles du lieu, limitant volontairement les interventions humaines. Mais son engagement va plus loin. Implantée dans une région de montagne confrontée à la dépopulation, Kagura no Sato joue un rôle social essentiel en maintenant des emplois locaux et en faisant vivre un savoir-faire régional. Tradition et innovation cohabitent ici naturellement, au service d’une agriculture durable et porteuse de sens. Les produits Kagura no Sato chez Umami Jus de yuzu de Miyazaki 180 ml Ce jus de yuzu est parfait pour relever les plats de viande et de poisson, ajouter une touche acidulée à une salade ou être utilisé comme ingrédient dans une boisson rafraîchissante. Ses arômes puissants, plus acides et sucrés que ceux des yuzu ordinaires, apportent punch et profondeur à des vinaigrettes, marinades ou à des préparations sucrées : tartes, sabayons, sorbets, etc. (Existe également en format 18L)         Shichimi au yuzu – mélange de 7 épices  Le shichimi est un mélange d’épices très utilisé au Japon et considéré comme excellent pour la santé. Il est composé traditionnellement de sept épices, d’où son nom en japonais « shichi » (sept) « mi » (saveur). Cette variante contient plus de 60 % de poudre de yuzu. Dans ce shichimi, la poudre de yuzu est mélangée à du piment rouge et à de l’écorce de mandarine japonaise mikan.  Ce shichimi relèvera une grande variété de plats tels que les soupes de nouilles de type udon, les toasts à l’avocat, les fondues de légumes et viandes, ainsi que les poissons au four et les pommes de terre sautées.    Conclusion Kagura no Sato incarne un yuzu authentique, façonné par la montagne, le climat et le respect de la nature. Un concentré de terroir japonais, fidèle à ses racines et à son savoir-faire. [...]
29 décembre 2025À Asakuchi, la brasserie Kamikokoro s’étend le long de la mer intérieure de Seto. Entre ports paisibles et collines verdoyantes, la région d’Okayama bénéficie de ciels dégagés et d’une eau reconnue pour sa pureté. Des conditions naturelles qui jouent un rôle essentiel dans l’élaboration du saké. Depuis plus d’un siècle, Kamikokoro y cultive un savoir-faire exigeant, guidé par le respect du riz et du temps. Découvrez leur histoire ! Plus d’un siècle de passion pour le riz Fondée en 1913 par Chojiro Fuji dans la préfecture d’Okayama, la brasserie poursuit depuis cinq générations un même objectif : produire un saké qui préserve l’umami du riz, du grain à la bouteille.  Pour Kamikokoro, le saké ne se limite pas au brassage : l’embouteillage, la conservation et la distribution font partie intégrante du processus.   Le nom Kamikokoro (嘉美心), qui signifie « le cœur de dieu », reflète cette philosophie. Pour respecter les divinités shinto locales, le caractère de dieu n’a pas été utilisé, remplacé par des idéogrammes évoquant la joie et la beauté. À deux pas de la brasserie, le sanctuaire Oura Jinja rend hommage au dieu du saké, rappelant que chaque bouteille est un hommage à la nature et à la tradition.   Bichû : une méthode de brassage ancienne et rare Kamikokoro perpétue la méthode Bichû, l’une des plus anciennes techniques japonaises. Elle se distingue par l’utilisation d’une grande quantité de riz, donnant aux sakés une profondeur et un umami prononcé. À titre d’exemple, pour produire la même quantité de saké qu’avec un saké sec classique, la méthode Bichû nécessite 1 500 kg de riz en plus. Très populaire avant la Seconde Guerre mondiale, ce type de saké a failli disparaître à cause des pénuries de riz, et seules une poignée de brasseries continuent aujourd’hui de l’utiliser. L’attention portée à chaque détail Chez Kamikokoro, le riz est lavé à la main, étape cruciale pour garantir une texture idéale et un bon développement des arômes. La température de l’eau et de l’air est soigneusement contrôlée pour que le grain absorbe juste ce qu’il faut. L’air de la brasserie, purifié pour retrouver la qualité des années 1960, permet aux sakés d’exprimer pleinement leur douceur et leurs notes fruitées. La brasserie utilise également plusieurs types de levures, dont une levure de pêche cultivée localement. Cette levure aux arômes fruités est partagée avec d’autres brasseries de la région, dans un esprit de coopération et de tradition partagée.     Trois bâtiments pour une seule mission La brasserie compte trois bâtiments : un historique consacré à la mémoire de la méthode Bichû, un bâtiment de brassage et de vieillissement, et un espace récent pour la préparation du riz et la fabrication du koji. Dix-huit personnes y travaillent, chacune animée par la même passion : produire des sakés que l’on prend plaisir à partager.   Une brasserie fidèle à sa philosophie Depuis plus de cent ans, Kamikokoro reste fidèle à sa devise : « Jusqu’à la bouche du consommateur ». Chaque étape, de la sélection du riz à la mise en bouteille, est pensée pour offrir un saké authentique et savoureux, respectueux de la tradition et de la nature. Ici, le saké raconte une histoire : celle d’un terroir unique, d’un savoir-faire ancestral et d’une passion transmise de génération en génération.     Les sakés Kamikokoro chez Umami Saké Junmai “Kissui” : Le saké Junmai “Kissui” est fait avec du riz de variété “Akebono” poli à 70% et se démarque des autres sakés grâce à son goût rafraîchissant sucré-acide, obtenu notamment grâce à l’utilisation de levure de pêche blanche. Le secret de sa saveur réside dans la méthode de fermentation utilisée par son producteur. Contrairement à la méthode traditionnelle, qui consiste à réaliser une fermentation en trois temps en ajoutant le riz, le koji et l’eau en trois fois, la fermentation de ce saké a été faite en une seule fois. Elle a volontairement été arrêtée plus tôt afin d’obtenir un saké au faible degré d’alcool et au goût plus sucré grâce au sucre naturel provenant de l’amidon de riz transformé par le koji.     Saké non filtré Junmai Nigori : Le saké nigori est un saké non filtré, ce qui signifie qu’il contient des particules solides de riz qui lui donnent un aspect laiteux ou trouble. Ce saké nigori est un saké d’hiver qui n’est pas du tout filtré. Il est produit en début d’année, à la demande des clients, à partir de riz de qualité supérieure poli à 60%. C’est un saké de type junmai : il ne contient donc pas d’alcool ajouté. La levure utilisée est une levure de pêche blanche, développée spécifiquement pour la fermentation du saké par le producteur.     Saké junmai pétillant « Shuwa Shuwa » : « Shuwa Shuwa » est une onomatopée japonaise qui désigne le bruit des bulles. Ce saké pétillant est un saké junmai, brassé avec du riz poli à 70%. Après la fermentation initiale, le saké est mis en bouteille et subit une seconde fermentation, similaire à la méthode utilisée pour produire du champagne. Les levures continuent ainsi leur travail et produisent davantage de gaz carbonique, responsable de l’effervescence naturelle de ce saké.       Conclusion À travers ses sakés, Kamikokoro exprime bien plus qu’un savoir-faire : une vision du temps long, du respect du riz et de la nature, et du plaisir de partager. De la méthode Bichû aux choix minutieux de fermentation, chaque cuvée raconte l’histoire d’Okayama et d’une brasserie restée fidèle à ses valeurs depuis plus d’un siècle. [...]
29 décembre 2025Si en France, la majorité civile est fixée à 18 ans, au Japon, c’est à 20 ans que les jeunes Japonais deviennent officiellement adultes. Pour fêter cet évènement, les Japonais ne font pas les choses à moitié : y est dédié le Seijin no Hi, un jour férié où se déroule le Seijin Shiki, une cérémonie officielle marquant l’entrée dans l’âge adulte. On vous explique tout dans cet article !  Les origines du Seijin no Hi Si la forme actuelle est récente, l’idée de célébrer le passage à l’âge adulte est bien plus ancienne. On en trouve des traces dès l’époque de Nara, au VIIIᵉ siècle, au sein de l’aristocratie japonaise. Les jeunes garçons participaient alors à une cérémonie appelée genpuku, au cours de laquelle ils adoptaient une tenue et une coiffure d’adulte. Ce rite marquait leur changement de statut au sein de la société. Les jeunes femmes avaient également leur propre cérémonie, appelée mogi, qui marquait l’accès à l’âge adulte à travers des codes vestimentaires et esthétiques précis. Avec le temps, ces pratiques se sont diffusées et ont pris des formes plus simples. À l’époque d’Edo, guerriers comme gens du peuple perpétuaient ces rites de passage. Le Seijin no Hi et le Seijin Shiki aujourd’hui   Le Seijin Shiki est la cérémonie japonaise qui marque l’entrée dans l’âge adulte. La cérémonie telle qu’on la connaît aujourd’hui se met en place en 1948, dans le Japon de l’après-guerre. Les autorités souhaitent alors créer un événement symbolique destiné à encourager la jeunesse à envisager l’avenir avec confiance. La date est fixée au 15 janvier et devient officiellement un jour férié. À la fin des années 1990, une réforme du calendrier des jours fériés, appelée Happy Monday Seido, vise à déplacer certaines célébrations au lundi afin de favoriser les week-ends prolongés. Depuis l’an 2000, le Seijin no Hi est ainsi célébré le deuxième lundi de janvier. Jusqu’en 2022, la majorité civile était fixée à 20 ans, mais elle a depuis été abaissée à 18 ans, afin de s’aligner sur les standards internationaux. Pour autant, la tradition persiste : le Seijin Shiki continue de concerner les jeunes Japonais atteignant 20 ans, un âge qui reste fortement associé à l’idée de maturité et de responsabilité dans la société japonaise. Les tenues traditionnelles Aujourd’hui encore, l’apparence occupe une place centrale dans la célébration. Le furisode, kimono aux longues manches porté par les jeunes femmes, est devenu l’image emblématique du Seijin no Hi.  Les jeunes hommes optent le plus souvent pour un costume sombre, même si certains choisissent de porter un kimono ou un hakama.    Comment se déroule la cérémonie ?  Le Seijin Shiki se tient généralement dans une salle municipale, un centre culturel ou une salle de spectacle. Les jeunes concernés reçoivent une invitation officielle envoyée par la mairie. Celle-ci est indispensable pour assister à la cérémonie. Le jour même, beaucoup commencent la journée par une préparation soignée, en particulier celles et ceux qui portent un kimono. Coiffure et habillage sont souvent réservés à l’avance, parfois plusieurs mois avant la date de l’événement. La cérémonie débute par des discours prononcés par des représentants de la municipalité, le plus souvent le maire. Ces interventions rappellent la signification du passage à l’âge adulte et s’adressent directement aux nouveaux majeurs. Dans certaines villes, des jeunes prennent également la parole pour partager leurs projets ou leurs réflexions. À l’issue de la cérémonie, un souvenir ou un livret commémoratif est parfois remis aux participants. La journée se poursuit ensuite de manière plus informelle, avec des photos prises en famille ou entre amis, puis un repas partagé pour marquer cet événement. Que mange-t-on au Seijin Shiki ? Le Seijin Shiki est aussi l’occasion de célébrer autour de plats choisis pour marquer cette étape de la vie. Si chaque famille peut adapter le menu à sa façon, certains mets reviennent souvent.   Parmi les classiques, on retrouve le sekihan, ce riz rouge aux haricots azuki qui accompagne toutes les grandes étapes de l’existence. Sa couleur porte-bonheur symbolise la chance et la prospérité.      On sert aussi des chirashi ou temarizushi : colorés et festifs, ces sushis conviennent à tous les goûts et apportent de la gaieté à la table.       Pour ceux qui souhaitent mettre un peu plus de raffinement, le repas peut inclure des sashimis, des crabes ou des crevettes, voire du bon bœuf : des produits plus précieux que l’on réserve habituellement aux grandes occasions.     Et côté douceur, des wagashi (pâtisseries japonaises) délicats à base de pâte d’haricot rouge azuki ou de châtaigne, souvent façonnées en formes rondes, symbolisent un avenir harmonieux et offrent une note subtile et poétique à la célébration. Conclusion  Bien plus qu’une formalité administrative, le Seijin no Hi reste un moment chargé de sens. Il marque un équilibre très japonais entre tradition, responsabilité sociale et célébration collective. Un passage symbolique qui rappelle combien, au Japon, devenir adulte est autant une affaire personnelle qu’un engagement envers la société.  [...]
1 décembre 2025Nichée dans les montagnes du Sud d’Aizu dans la préfecture de Fukushima, la société Naraya perpétue depuis plusieurs générations un savoir-faire artisanal transmis depuis l’époque d’Edo. Spécialisé dans la production de nouilles soba, de thé sobacha ainsi que de farine de sarrasin, Naraya met un point d’honneur à valoriser les ingrédients locaux de la région. Aujourd’hui, l’entreprise s’est donné pour mission de faire découvrir la véritable saveur du soba japonais au-delà des frontières et exporte ses produits dans le monde entier… et chez Umami. Découvrez leur histoire ! Naraya, une histoire vieille de 250 ans Au cœur de Minami-Aizu, une région de montagne réputée pour son air pur, ses hivers enneigés et ses sources d’eau limpides, la famille Inomata perpétue depuis plus de deux siècles un lien profond avec les céréales locales. Bien avant de devenir l’entreprise Naraya, fondée officiellement en 1975, la maison familiale était déjà active dans divers métiers depuis l’époque Edo (1603-1878) : meunerie, séchage de cocons de soie, transport, négoce de produits régionaux… Une polyvalence qui témoigne d’un ancrage fort dans la vie agricole locale. Mais c’est dans les années 1950 que débute réellement l’histoire moderne du producteur : Tsunézô Inomata commence à moudre le blé et le sarrasin de la région pour produire des udon puis des soba sèches, à une époque où la technologie de la nouille sèche est encore balbutiante. L’entreprise se spécialise progressivement dans le sarrasin, façonnant des produits qui expriment pleinement la richesse du terroir d’Aizu. Un savoir-faire transmis depuis des générations Farine et nouilles soba Naraya utilise principalement la variété Aizu no Kaori, une variété locale enregistrée en 2007 comme nouvelle variété originale de la préfecture de Fukushima. Issue de variétés autochtones, elle se caractérise par un grain petit mais dense, facile à travailler, et par une saveur, un arôme et une texture excellents.   La farine est toujours moulue en interne, juste avant la production. C’est la méthode hikigurumi, qui consiste à moudre le grain entier, qui est utilisée. Le résultat : une farine plus parfumée, plus complexe, qui capture toute la richesse du sarrasin. Cette farine sert aussi bien aux nouilles qu’à la farine de soba pure proposée par Naraya.   Les nouilles, élaborées à partir de sarrasin, de blé japonais, d’eau pure et de sel, sont ensuite lentement séchées pendant une journée entière. Température et humidité varient d’une saison à l’autre, et c’est là que l’expertise des artisans joue un rôle clé : Naraya compte des employés dont l’expérience accumulée garantit la stabilité du produit.   Une fois sèches, elles sont coupées grâce à une découpe signature : le rankiri. Légèrement irrégulière, elle rappelle le coup de lame d’un maître soba et apporte une variété de textures, très recherchée dans les soba artisanales. Obtenir cette irrégularité contrôlée a demandé des années de mise au point. Du grain à l’infusion : un sobacha grillé et parfumé Naraya transforme aussi ses grains en sobacha, un thé sans caféine obtenu en torréfiant des grains de sarrasin. La torréfaction développe une douceur grillée et une texture croquante, ce qui en fait un produit polyvalent : en infusion, mais aussi en topping sur une salade, un yaourt, une glace, ou même dans une pâte à pain.    ​​Transmettre le vrai goût du soba au monde entier Depuis une quinzaine d’années, Naraya développe progressivement ses exportations. L’entreprise constate que les soba vendues à l’étranger contiennent souvent peu de farine de sarrasin. Son ambition est donc claire : faire découvrir au monde la saveur authentique des “vraies soba”, généreusement composées de farine de sarrasin. Au Japon, Naraya relève un autre défi : le désintérêt croissant des jeunes pour la cuisine. Pour y répondre, la maison travaille sur le design de ses emballages afin de donner envie de prendre les produits en main et de goûter les nouilles sèches fraîchement cuites. En France, la maison espère que les consommateurs apprécieront non seulement la qualité de leur farine et le goût raffiné de leurs nouilles, mais aussi le soin apporté à leur packaging, inspiré du papier japonais. Naraya se réjouit à l’idée que chacun puisse inventer ses propres manières de les savourer. Les produits Naraya chez Umami  Soba d’Okuaizu – Nouilles de sarrasin 200g  Ces soba d’exception sont confectionnées à partir de farine de sarrasin « Aizu no Kaori », cultivée dans la région préservée d’Okuaizu, et de farine de blé japonais « Yukichikara », reconnue pour sa qualité. On les savoure traditionnellement dans un bouillon parfumé, accompagnées de garnitures variées comme des fruits de mer, des œufs, des champignons shiitaké ou des algues. Elles se dégustent également froides, trempées dans une sauce tsuyu, pour une expérience délicate et rafraîchissante.   Sobacha – Sarrasin torréfié concassé 120g  En japonais, « sobacha » signifie « thé de sarrasin ». Il est élaboré à partir de grains de sarrasin torréfiés, qui développent un parfum doux et légèrement grillé. Ce sobacha, fabriqué à partir de sarrasin japonais, se distingue par sa saveur ronde et noisettée et sa texture croquante : il peut se déguster en infusion ou même tel quel, comme une gourmandise saine. Riche en vitamines et en protéines, et naturellement sans caféine, il peut être consommé tout au long de la journée, y compris le soir. Son goût subtil et sa texture croustillante en font également un ingrédient original pour agrémenter salades, yaourts, glaces ou riz. Dattan Sobacha – Sarrasin de Tartarie torréfié concassé 120g Cette variété exceptionnelle utilise des grains de sarrasin de Tartarie torréfiés, riches en vitamines, protéines et en rutine – un polyphénol présent à une concentration environ 100 fois supérieure à celle du sarrasin classique. Comme pour l’autre sobacha, elle est naturellement sans caféine et peut se déguster à tout moment de la journée, même avant le coucher. Le Dattan Sobacha se distingue par une infusion plus corsée, aux arômes grillés et maltés. Sa légère amertume révèle toute la profondeur et la richesse du sarrasin de Tartarie. Son goût parfumé et sa texture croquante dépassent la simple boisson : il peut être utilisé pour agrémenter salades, yaourts, glaces ou riz, apportant une touche subtilement torréfiée et savoureuse, comme pour le sobacha classique. Sobako – Farine de sarrasin intégrale  Cette farine de sarrasin possède une saveur douce et ronde de noisette. Elle peut être utilisée dans la confection de nouilles soba, de pâtisseries ou dans des plats typiques traditionnels comme le « Sobagaki » (boulettes de sarrasin, spécialité de Nagano).       Nos recettes spéciales Naraya Granola au sarrasin (sans gluten)  Un granola croquant au sarrasin et au cacao, un mélange sain et gourmand aux saveurs intenses ! Parfait à déguster avec du lait, yaourt, glace ou même une mousse au chocolat saupoudrée de grains de sarrasin de tartarie torréfié !         Conclusion  Naraya continue de transmettre l’authenticité du soba, du grain à la tasse, en partageant avec le monde le goût unique du sarrasin d’Aizu. Entre savoir-faire artisanal et créativité, l’entreprise invite chacun à découvrir et réinventer la dégustation du soba et du sobacha. [...]

Umami :

Umami est une société d’import de produits alimentaires japonais de grande qualité. Nous sélectionnons pour vous, directement auprès des artisans, des produits sains, savoureux et hérités d’un savoir-faire traditionnel. Vous trouverez chez Umami les grands classiques de la cuisine japonaises (sauce soja, dashi, miso, vinaigre, yuzu, algues, thés, etc.) ainsi que des produits nouveaux et rares.

Notre philosophie :

  • Vous faire découvrir que les produits japonais s’adaptent parfaitement et facilement à la cuisine française.
  • Vous apporter de nouvelles saveurs dans votre cuisine de tous les jours.
  • Vous faire connaître les bases essentielles de la cuisine japonaise.

Nos réseaux de distribution : 

Nos produits sont présent sur les tables des plus grands chefs, dans les restaurants bistronomiques, et bientôt sur internet pour les particuliers.

Une boutique et un lieu de dégustation sont également prévus dès 2015.

L’équipe :

Jean Béguin, fondateur d’Umami, est passionné par le Japon depuis toujours. 5 années d’expérience en tant que Directeur commercial dans l’import de produits gastronomiques et un voyage au Japon en 2013 l’ont convaincu de se lancer dans l’aventure Umami.

Laure Béguin, passionnée de gastronomie, s’est intéressée dès le début à son projet et a choisi de s’associer avec lui. Elle apporte ses compétences dans les domaines du graphisme, du marketing et du web afin de créer l’univers de la marque et porter sa stratégie de communication.

Yoko Kambe, japonaise vivant en France et Raphaël Berrhoun, français parlant couramment japonais, décident de se joindre au projet, convaincus par le potentiel d’Umami. Tous deux apportent leur connaissance du marché japonais et leurs compétences en commerce international.

Aujourd’hui grâce à la diversité de chacun Umami forme une équipe forte et complémentaire.

 

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