Oseibo, geste de fin d’année japonais

Si la fin d’année en Occident évoque surtout Noël et les cadeaux sous le sapin, au Japon, c’est une autre tradition qui prend le relais pour exprimer sa gratitude : oseibo. Un moment privilégié pour offrir un présent à celles et ceux qui nous ont soutenus : famille, amis, collègues, clients. On vous dit tout ! 

Qu’est ce que l’Oseibo ?

Le mot oseibo se compose de deux éléments : o, un préfixe honorifique, et seibo, qui signifie « fin d’année ». Cette tradition consiste à offrir un présent pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus au cours des derniers mois. Que l’on souhaite exprimer sa gratitude à un supérieur pour son accompagnement, à un client pour sa confiance, à un professeur pour ses conseils, ou encore à des amis et à des proches, l’oseibo est un geste qui renforce les liens entre celui qui offre et le destinataire.

La période d’envoi de l’oseibo est généralement entre le 13 et le 20 décembre, au moment où commencent les préparatifs du Nouvel An.

Les origines de l’Oseibo

Les origines de l’oseibo puisent dans d’anciennes pratiques du taoïsme chinois. En Chine, une tradition calendaire appelée sangen prévoit trois dates importantes consacrées aux divinités, accompagnées d’offrandes. Au Japon, une coutume similaire nommée mitama matsuri consistait à présenter des produits de la mer aux esprits ancestraux. Influencée par le rituel chinois du sangen, cette pratique japonaise s’est progressivement transformée en un geste d’offrande qui donnera naissance à l’oseibo.

À l’époque d’Edo (1603–1868), la tradition évolue pour devenir une manière d’exprimer sa gratitude au sein des hiérarchies sociales. Les samouraïs offraient alors des cadeaux à leurs supérieurs au moment des bilans de fin d’année. Les marchands adoptent ensuite cette habitude : ils remettent des présents à leurs clients les plus précieux pendant les clôtures de comptes annuels, une pratique appelée seibo mawari, ou « visites de fin d’année », considérée comme l’ancêtre direct de l’oseibo moderne.

À l’entrée de l’ère Meiji (1868–1912), la coutume se diffuse dans toutes les strates de la société. Avec l’essor des grands magasins, qui commencent à proposer des articles spécialement dédiés à l’oseibo, la tradition se popularise encore davantage. Aujourd’hui, elle est pleinement intégrée aussi bien dans les relations professionnelles que personnelles.

Oseibo ou Ochugen ? Deux moments pour remercier

L’oseibo n’est pas le seul moment de l’année consacré à la gratitude.

Son équivalent d’été, l’ochugen, s’offre en plein cœur de la saison chaude. Il permet de donner des nouvelles, de veiller à la santé du destinataire et de remercier pour la première moitié de l’année.

Les cadeaux estivaux sont légers et rafraîchissants : fruits, boissons fraîches, gelées, ou glaces.

 

Quels cadeaux offre-t-on pour l’oseibo ?

Les présents d’oseibo privilégient l’utilité et la qualité. On mise sur des produits qui apportent du plaisir tout en restant simples à partager :

L’idée est de choisir quelque chose qui accompagne la vie de tous les jours, plutôt que de quelque chose de spectaculaire. L’attention prime sur la valeur !

Conclusion

L’oseibo rappelle que les relations se construisent tout au long de l’année. En offrant un présent, on montre son attention, son respect et sa gratitude. Une manière douce de refermer l’année, tout en ouvrant la porte à celle qui vient.

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